Prix dans les achats publics : « L’Ugap s’alignera » en 2026.
Haro justifié sur l’Ugap et les centrales d’achat ou bien diversion, pour faire oublier les évidentes qualités de gestion des finances publiques dont l’Etat a su faire la preuve ? Le bon achat public, c’est comme la chasse ? : « Il y a le bon achat public et… le bon achat public ! » ? En tout cas, cela ne se décrète pas en un « 4 minutes TV » ou une petite phrase assassine, drapée ostensiblement dans une apparence de bon sens…
Prix – Centrales d’achat – Sur Instagram, le ton est martial : « C’est inacceptable et ce n’est pas du tout un cas isolé (…) Comme ministre chargé de la centrale d’achat, j’ai décidé d’y mettre fin si un acheteur public trouve moins cher ailleurs, à service égal et qualité égale, l’Ugap s’alignera.» David Amiel poursuit sa campagne sur les Marchés publics avec cette affirmation péremptoire.
David Amiel, le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, s’engage donc à davantage encadrer le fonctionnement des centrales d’achats publics. Dans une vidéo postée sur Instagram, l’élu avance « qu’une centrale d’achat doit être faite pour acheter moins cher, pas plus cher. Il faut traquer chaque gaspillage ! » La plupart des administrations ou des collectivités ne commande pas en effet directement les produits dont elles ont besoin. Elles ont recours à des centrales d’achats publics. Cette mutualisation des achats devrait permettre d’obtenir des tarifs plus compétitifs. Mais de nombreuses enquêtes ont démontré des situations absurdes dans lesquelles le passage par une centrale d’achat produit l’effet inverse.
« Chaque euro de dépense publique compte »
Le ministre reconnaît volontiers ces dérives. Dans sa vidéo, il cite l’exemple d’une machine à café proposée à 143 euros par une centrale d’achat et disponible à 89 euros dans le commerce. « Il faut traquer ces situations […] chaque euro de dépense publique compte », a-t-il estimé. L’Ugap (Union des groupements d’achats publics), la principale centrale, qui dépend de l’État, va montrer l’exemple « avec une obligation de résultat : si un acheteur public trouve un produit, à qualité égale, avec les mêmes services, moins cher ailleurs […], l’UGAP s’alignera. » Dès le printemps 2026, une alerte prix sera mise en place sur une large gamme de produits. L’Observatoire économique de la commande publique (OECP) estime le montant des achats publics, État et collectivités locales confondus, à 230 milliards d’euros.
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